L’été cogne dur…

Désolée ce billet ne va pas être très gai mais je ne rigole pas beaucoup ces derniers temps.

Chaque semaine je prends un petit temps pour réfléchir à ce dont j’ai envie de vous parler, et prendre le cliché qui l’illustrera.

Aujourd’hui j’ai hésité… J’aurais pu faire le tour des quelque 20 variétés de tomates qui égaient vos paniers, ou prendre en gros plan les belles mûres dont je peux à présent remplir quelques barquettes…

Mais j’aurais pu aussi vous montrer…
… les restes de fenouil ou de céleri-rave qui ont grillé de chaud et de sec…
… les planches de patates nanifiées par le manque d’eau…
… les fentes de dessication, dignes d’un paysage sahélien, qui quadrillent le terrain…
… ou au contraire les planches de carottes, arrosées abondamment pour obtenir la germination, et envahies d’herbes…
… ou le total de la facture d’eau pharaonique reçue en juillet…

J’aurais surtout pu vous montrer la petite tâche d’huile qui est tout ce qu’il me reste du motoculteur, qui m’a été volé la nuit de jeudi à vendredi dernier…
… ou l’emplacement vide de mes outils électroportatifs personnels qui ont été volés avec (plus de 9000€ envolés dans la nuit !)…

Là je dois dire que je ressens quelque chose qui ressemble à un doute.

Toutes les épreuves et tous les échecs que j’ai absorbés depuis le début me paraissaient surmontables. Là, il se pourrait que je m’approche de la limite de ce que je peux supporter. Les conditions de culture sont vraiment dures avec cette sécheresse persistante et les résultats franchement désespérants. Et je n’ai même plus à disposition les outils qui me permettaient d’être efficace pour les gros travaux !

Je partage volontiers tout ce qui m’émerveille dans cette belle activité. Mais là, pour une fois, je partage avec vous ma lassitude face à l’adversité…

Et si l’un de vous avait des relations spéciales avec les haute sphères… une vraie bonne pluie, ce serait un bon coup de pouce, pour me permettre de finir l’été sans y laisser ma peau, et pour avoir quand même quelques légumes pour l’arrière-saison.

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7 réflexions sur “L’été cogne dur…

  1. Désolée de tous ces déboires Lucie! On n’a pas pu venir ces derniers temps mais tu as tout notre soutien. Pour ce que ça vaut… Parce que je ne sais pas faire venir la pluie malheureusement ni faire revenir les outils volés. J’espère que tu pourras tenir le coup. On t’embrasse bien fort Bon courage Aurélie et Jérôme

  2. « L’hiver ne dure que jusqu’au printemps » Lao Tseu
    Bien sûr, il y a des hivers plus rudes que d’autres mais le printemps revient toujours : haut les cœurs et continue de nous cultiver de si bons légumes ! Gros bisous
    Catherine

  3. Je suis vraiment désolée pour toi ! Sécheresse et vols ! Calamités sur calamités !
    Je ne peux que t’encourager à continuer .
    A très bientôt !
    Je t’embrasse
    Nicole

  4. Bonjour, absolument désolée pour vous en ce qui concerne les vols, et l’eau elle reviendra, je vous envoie le meilleur possible. Courage et bien à vous ! Pascale de Vitry

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