Vous l’avez lu et relu, 2024 a été une année maraîchère vraiment difficile. Et même pour les pommes-de-terre !

Certes un sol resté frais au fil des mois a pu permettre aux tubercules d’atteindre de belles proportions.
Mais avec les pluies répétées, le mildiou a eu des conditions idéales pour se développer, même sur les variétés moyennement sensibles. Je vous épargne les photos de tubercules atteints. C’est visqueux et nauséabond, vous pouvez me croire.

Et on a vu exploser les populations de limaces. Parmi les tubercules qui auraient pu être beaux, une partie a été visitée par les gastéropodes.

Résultat, un trou plus ou moins profond, plus ou moins habité.

Dans certains cas une cicatrisation a pu se faire et la cavité est propre. C’est plutôt rare.
Troisième problème, les pluies répétées ont fait fondre à grande vitesse le paillage protégeant la base des plants.

Résultat, même en rechargeant 2 fois en foin ou herbe pendant l’été, la plupart des tubercules s’est retrouvée en plein soleil. Cette patate rouge est brune parce qu’elle est verte !

A ce stade, ce n’est plus bon à manger.

Tout juste bon à utiliser comme plant pour l’année prochaine…

Au final, la récolte se solde par un petit tiers de pommes-de-terre bonnes à consommer. Elles seront réservées aux distribution de l’AMAP.
Une bonne partie de la récolte – environ les deux tiers – est déclassée pour avoir verdi à la lumière. C’est un peu rageant de devoir se passer de ces quantités. Le bon côté de la chose est que je n’aurai pas d’achat de plant à prévoir l’an prochain.