Éclaté de carottes

Parmi les modalités de semis de carottes, l’utilisation de plaques d’oeufs ne restera peut-être pas dans les Annales. Bilan de l’expérience.

Dans un contexte de forte pression de liseron, l’intérêt des plaques était de donner un avantage aux jeunes carottes en privant de lumière son encombrant compagnon. En effet les premiers jours, aucune tête de liseron n’était visible.

Mais bien vite, cette belle configuration s’est détériorée. Des chats ou des renards ont pris l’habitude de circuler sur ce joli chemin. En enfonçant les pointes en carton, ils ont entrainé des semis dans le trou. Les trous ont ensuite permis au liseron de repartir de plus belle !

Circuler ne suffisait pas, ils se sont amusés à gratter les plaques ici et là. Ce sont autant de semis qui disparaissaient.

Dans la première modalité, le semis était fait sur table. Les plaques étaient installées ensuite sur le sol, ramollies par l’humidité du terreau. Cela ne permettait pas d’assurer une bonne cohésion entre plaque et surface du sol. Les jeunes carottes ont eu du mal à s’enraciner et les pastilles de terreau ont séché.

Les plaques ont fourni un abri sûr pour les limaces, vraiment nombreuses cette année. Celles-ci se sont attaquées aux rares carottes restantes. Ultime revers !

Une deuxième modalité a été testée. Les plaques ont été appliquées sur le sol, griffé en surface, et perforées en place pour assurer la meilleure cohésion.

Un semis alterné de carotte et de radis a germé correctement puis a disparu en partie sous la pression des limaces. Ce n’est pas glorieux.

La technique n’est vraisemblablement pas adaptée pour une année aussi pluvieuse. La satisfaction de réutiliser des plaques d’oeufs, dont on ne sait trop que faire, justifie-t-elle le temps de mise en oeuvre ? Cela pourrait être le cas si elle aboutissait à une belle production de carottes régulièrement espacées.

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