Péril de piéride

Les choux sont la proie de nombreux ravageurs. Parmi eux, un certain nombre de papillons se plaisent à réduire le feuillage en dentelle.

Connaissez-vous ce petit papillon blanc qui volète dans les jardins du printemps à l’automne ? La piéride du chou, bien sûr !

Il est passé par ici et a déposé plusieurs dizaines d’oeufs au revers d’une feuille.

Si on les laisse évoluer, quinze jours plus tard, une armée de petites chenilles partiront à l’assaut du feuillage.

Arrivées à leur taille maximale, elles se dispersent dans les choux voisins pour terminer leur vie larvaire.

Un dépôt de crottes de chenilles sur un chou au feuillage relativement intact ?

Il est facile de repérer l’intruse installée juste au dessus.

Une des dernières chenilles repérées était installée sur un tas de cocons jaunes. Qu’est-ce donc ?

C’est que cette chenille avait été parasitée par une petite guêpe, Cotesia glomerata. Les larves de la guêpe ont dévoré la chenille de l’intérieur puis sont sorties pour effectuer leur nymphose.

C’est la première fois que je vois à l’oeuvre ce mécanisme de contrôle naturel des populations de piéride.

Les choux qui ont été ravagés ne sentent pas la différence. Mais il est possible que les prochaines générations de choux, radis et navets se développent plus librement grâce à la petite Cotesia. Bienvenue à elle.

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