Mais à quoi jouent ces goupils ?

Les renards m’ont habituée à leurs actions nocturnes d’ouverture de galerie de campagnol. Un monticule à remettre à plat de temps en temps. Jusque là je savais où j’en étais.

Depuis les orages du 27 août qui ont ramolli les sols, ils ont pris l’habitude de creuser de gros trous au milieu d’une planche de betteraves. Nuit après nuit, les pauvres petits plants se sont retrouvés déracinés, ou bien ensevelis, ou bien déchaussés. Chaque matin je replantais ceux que je retrouvais les racines à l’air, et je dégageais ceux qui ne voyaient plus la lumière.

Cette série de betterave ne donnera pas de récolte significative.

Puis les goupils ont commencé à reproduire le même scenario au milieu des poireaux. Depuis une semaine chaque matin je dois récupérer la terre envoyée vers les passepieds, rechausser les poireaux ou les retrouver sous un monticule.

Mais à quoi jouent-ils ?

Je ne vois pas de galerie de campagnol dans cette zone.

Trouvent-ils que j’arrose trop souvent ces cultures ?

Ont-ils décidé qu’il serait temps de butter les poireaux (ce que je ne fais pas habituellement) ?

Mais ils reproduisent aussi ces interventions au milieu des carottes.

Pas de trace de campagnol ici non plus.

Et il leur a semblé malin cette nuit de tester aussi une planche de bettes.

Le seul point commun entre toutes ces opérations « coup de patte » est de fouiller les parties les plus humides du terrain. Ont-ils décidé de manger les vers-de-terre ?

Honnêtement je ne sais pas quoi penser. Mais je commence à appréhender de venir travailler le matin. Et je trouve que mes cultures pour l’hiver se trouvent bien vulnérables face à ce nouveau comportement incompréhensible.

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