Depuis 2014, chaque année les premières tomates ont pu être récoltées vers le 14 juillet.
En 2026, ce ne sera pas le cas. Même, autant le dire tout de suite, la récolte est compromise.
Retour en arrière. Les premiers semis sont effectués à la fin février, cette année comme les précédentes. Semis dans une armoire chauffée à 25°c, repiquage le 14 mars. Jusqu’ici tout est normal. Les premiers plants sont transplantés le 20 avril. Manque de chance, il s’installe un temps froid début mai qui complique la reprise. Les plants grelottent et, vu l’aspect des feuilles, ne développent pas un bon enracinement.
Puis le froid laisse place dans le même mois à une première canicule. Les canicules se succédant, j’ai paré au plus pressé en multipliant les arrosages. La bonne tenue du feuillage des tomates ne m’a pas alertée tandis que les courgettes, les concombres et les aubergines affichaient une détresse extrême.

Et puis d’un coup j’ai vu ! Les feuillages étaient plutôt beaux mais… il n’y avait que cela. Manquaient simplement les fruits.
Le drame !
Sur les 62 plants de la première série, 24 ne portent aucun fruit et les autres n’en portent qu’un tout petit nombre. A ce jour, chaque plants devrait porter entre 10 et 20 tomates pour assurer une récolte régulière.
La deuxième série s’en sort un tout petit peu mieux. Plantée dans la grande serre, elle a été partiellement épargnée par le froid de mai et sa reprise a été normale. Cependant, sur 60, 18 plants ne portent aucun fruit.

Les plants forment l’un après l’autre les bouquets de fleurs qui donneront les tomates. A ce jour 4 bouquets se sont formés. Les quelques tomates existantes se trouvent sur les premiers bouquets. On voit ici 2 tomates, pour 4 fleurs.

Sur les bouquets supérieurs, sauf exception, toutes les fleurs ont avorté. Elles ne donneront rien.

Il s’avère que la fécondation ne peut pas faire au-delà d’une certaine température, allègrement dépassée pendant ces 3 canicules successives.
Pied après pied, la vérification est sans appel. Quatre fleurs, zéro tomate, etc.

Devant ce constat, le doute s’insinue. Faut-il continuer à arroser, tailler, palisser des plants ne portant aucune production ?
Est-il possible de survivre à une pénurie de tomate pour cet été ?
Peut-on espérer que les plants forment ensuite des fruits sur les prochains bouquets à venir ?